Quand une société du monde des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication en achète une autre, le succès n’est pas toujours garanti.
Grossir n’est pas une fin en soi ! Réussir une croissance externe en NTIC requiert certaines précautions.
Pour avoir oublié ce principe, trop d’entreprises ont payé chèrement leur course à la taille.
Comme partout, chaque acquisition s’inscrit au départ dans une stratégie de Groupe. Le cahier des charges, qui comprend des critères d’analyse économique, business et sociaux doit être précis et non “négociable”.
L’objectif est de vérifier non seulement les comptes mais aussi la cohérence avec les valeurs managériales et humaines qui portent le Groupe.
Une fois l’entreprise acquise, reste à l’intégrer et à activer les synergies révélées dès la phase d’analyse.
Pour cela, je suis favorable au principe de s’appuyer sur les équipes dirigeantes des nouvelles entités, dont le maintien à la tête de leurs unités reste une priorité.
Je suis aussi favorable à la création d’une entité transversale, dite Direction de l’Intégration.
Outre les opérations d’accueil, de formation et d’information des personnels, l’intégration des entreprises et leur valorisation se fait sur la base du modèle dit “ divisionnel”, dont les avantages ont déjà fait leur preuve.
Le modèle divisionnel allège les entreprises acquises des fonctions administratives non directement opérationnelles afin de leur permettre de se concentrer sur leur fonction première : le service au client, l’amélioration de leur marge et de leur chiffre d’affaires.
Disposant d’une large autonomie opérationnelle, les nouvelles filiales peuvent ainsi se concentrer sur leur marché, intensifier leur présence auprès des clients et mener les opérations de développement qu’elles jugent nécessaires.
Entités à taille humaine, disposant chacune de leur propre spécificité, elles s’inscrivent de fait dans le tissu économique local et possèdent ainsi une forte réactivité par rapport à la demande.
Centres de profits dotés d’objectifs et de moyens propres, elles disposent parallèlement de tout le savoir-faire, de la taille et des compétences du Groupe acquéreur.
De son côté, la holding prend en charge les opérations de back-office, c’est-à-dire la gestion administrative des nouvelles entités. Elle suit et contrôle au jour le jour l’évolution des filiales afin de répondre immédiatement et du mieux possible aux demandes formulées. Elle veille en permanence aux économies d’échelle, aux gisements de valeurs, aux synergies et procède régulièrement à l’analyse des risques et à la consolidation des chiffres Groupe ainsi qu’à leur analyse.
Pensé pour faciliter l’intégration, le modèle divisionnel est un élément fondamental d’une politique de croissance externe.
Il met en valeur les forces de chacun et s’appuie sur la compétence des Hommes et leur capacité entrepreneuriale.
L’ensemble est conçu comme une structure participative et non pyramidale.