La période qui a couru de l’été 2007 – le 9 août exactement, qui marqua le début de la crise financière – à l’été 2009, va demeurer dans les manuels d’histoire économique.
Pourtant, nous avons échappé à la Grande Dépression. Certes, le monde a plié. Mais sans rompre.
Le capitalisme a montré sa capacité de résilience et les politiques, leur aptitude à se mobiliser. Bien sûr, nous sommes loin d’en avoir fini avec la crise. Le redémarrage sera t’il lent ou rapide ? avec ou sans rechute ?
Les indices de sortie de récession se multiplient en France :
Ø La production industrielle est stabilisée
Ø L’emballage redécolle
Ø La Bourse caracole…
Le redémarrage s’amorce donc réellement.
L’attitude des banquiers est significative : ils ont déjà repris leurs habitudes :
Ø Bonus plantureux
Ø Prise de risque maximale
Ø Politique court-termiste.
Cette NDE (Near Death Experience) de 2008 n’a donc laissé aucun traumatisme.
Le contexte, lui, a radicalement changé.
La croissance future sera triplement responsable :
Ø Ecologiquement, car il est vital que nous apprenions à économiser les ressources de la planète
Ø Economiquement, car l’obsession de la maximalisation de la valeur pour l’actionnaire a produit des effets de bord fort «curieux»
Ø Politiquement, car la Chine sort renforcée de cet intermède. Elle ne sera plus jamais un pays et un partenaire de second rang.
En filigrane de la crise économique s’est également déroulée une crise de sens. Einstein disait que «l’on ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré».
Il est de mon devoir, une fois mes analyses faites, d’inventer et mettre en œuvre des modes d’action nouveaux, adaptés au nouveau contexte de gouvernance d’entreprise.