Je m’interroge sur les segments de marché les plus porteurs sur le marché des plantes, outils, textile de jardin & consommables.
Merci aux lecteurs de mon blog, et spécialistes de la question, d’entrer en contact avec moi pour lancer une discussion.
Le marché français du jardin est estimé à 5,4 milliards d'euros, chiffre qui tient compte des marchés connexes liés à l'activité de jardinage.
En raison de l'évolution de la démographie française, des modes de vie et des valeurs sociétales, les ventes d'articles de jardin devraient connaître une croissance soutenue en volume dans les prochaines années.
Toutefois, malgré ces fondamentaux solides, le marché du jardin connaît une progression en valeur plus erratique.
Les importations asiatiques ont un impact déflationniste sur certaines catégories d'articles.
En outre, les consommateurs sont sensibles à la question des prix et plébiscitent les canaux de distribution économiques.
Il est donc légitime de se poser les questions suivantes :
- quels sont les segments de marché les plus porteurs au regard de leur potentiel en termes de consommation et de la concurrence qui y règne ?
- sourcing asiatique : menace ou opportunité ?
- le marché s'oriente-t-il inexorablement vers la déflation ?
- attentes des consommateurs : faut-il privilégier les prix bas ou le service et le conseil ?
- quels sont les formats qui devraient gagner des parts de marché dans les prochaines années?
Le jardin est un marché paradoxal. Alors que les volumes vendus sont appelés à progresser fortement, la déflation pèse sur la consommation en valeur.
Dans ce contexte, les enseignes doivent faire face aux enjeux suivants :
- comment répondre à la complexification du marché et aux attentes de plus en plus pointues des consommateurs tout en proposant des prix attractifs ?
- comment les enseignes peuvent-elles s'affranchir de l'aléa météorologique pour lisser leur activité et sécuriser leur résultat ? C’est une problématique centrale sur un marché où la volatilité des ventes est forte
- comment éviter les pièges de la déflation en proposant une offre à valeur ajoutée croissante ?
- au-delà de l'innovation technique et du service, il y a d'autres pistes à explorer ?
- de quel potentiel de croissance dispose le discount sur le marché du jardin ?
Traditionnellement, le jardin est un marché où le conseil occupe une place importante.
Néanmoins, l'essor de produits prêts à l'emploi pourrait ouvrir une brèche. Ces problématiques s'inscrivent dans un marché encore en structuration où les nouveaux entrants sont nombreux et où les positionnements commerciaux évoluent rapidement.
Une reconfiguration du secteur devrait découler de cette situation. Le jardin est un marché au contour flou sur lequel les parts de marché sont susceptibles d'être redistribuées rapidement.
Quelques axes peuvent être esquissés :
- marginalisation croissante des enseignes généralistes (grandes surfaces alimentaires, véadistes...) qui n'auront pas su professionnaliser leur offre
- progression des GSB qui ont les moyens de structurer leurs gammes jardin tout en élargissant leur offre à des segments encore peu exploités à l'heure actuelle (végétaux notamment)
- alliances et recompositions capitalistiques parmi les Libre-services agricoles (Lisa) et les jardineries qui bénéficient d'une bonne dynamique commerciale mais dont les structures sont encore insuffisantes pour leur permettre de concurrencer les GSB sur le terrain des prix
- érosion des positions des indépendants dont l'activité est locale et généralement hyper-spécialisée, ce qui les fragilise grandement.