July 08, 2009

Cherbourg : Louis-Michel Angué et Sylvie en grande discussion

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March 30, 2009

Professional Social Network

XING AG (O1BC) can report the most successful financial year in the Company’s history, according to preliminary and unaudited results. In spite of the difficult overall economic climate, the Company has achieved a significant rise in all of its key performance indicators over the previous financial year.  

 

The Hamburg-based Company XING AG continues on its path of profitable growth. More than 2 million new members have registered on the leading network for business contacts in Europe over the course of the last 12 months. By the end of the 2008 financial year, a total of more than 7 million business professionals were therefore active on XING. Having gained 188 thousand additional Premium Members, the Company can report a total of approximately 550,000 paying members subscribed to its online platform as of the end of 2008 – enabling it to exceed the previous year’s growth for this reporting period.  

 

“Our figures for the financial year just passed once again reflect the qualitative growth that our business model facilitates and place us in a strong position amongst those with much to gain from the current financial situation. The first weeks of the new year have shown that more and more business professionals across Europe are turning to XING for their business networking needs,” commented Thorsten Vespermann, Director Corporate Communications at XING AG. 

 

As a result of this growth in its membership base, revenues increased by 80 percent to 35.3 million euros (2007: 19.6 million euros). The Company also increased its operational result (EBITDA) by more than 85 percent. The EBITDA (adjusted for non recurring expenses resulting from discontinued M&A processes totaling768 thousand euros) therefore rose by 86 percent to 12.82 million euros in the 2008 financial year (2007: 6.89 million euros).  

 

XING AG generated more than 28 million euros with its core Subscription business model for Premium Memberships, constituting 80 percent of the Company’s overall revenues. The additional business models eCommerce (Jobs and “Best Offers”) and Advertising have also proven to be profitable sources of income in 2008 that are undergoing sustained growth. Since the introduction of the performance-based business model for job listings in October 2007, XING AG has generated around 4.3 million euros in additional revenues from the eCommerce segment in 2008. In 2007, this newly introduced segment in Q4 2007 had 

generated initial revenues totaling 370 thousand euros. The Company’s third Advertising segment produced revenues amounting to 2.4 million euros (Q4 2008: 750 thousand) in the 2008 financial year.   

 


February 28, 2009

Barbara de Colombe, Sandra Morand

J'ai rencontré cette semaine deux jeunes femmes extraordinaires, qui animent la Fondation HEC.

Il s'agit de Barbara de Colombe, Executive Director et de Sandra Morand, Director of Development and Alumni Relations de la Fondation HEC.

On dit souvent que les Grandes Ecoles de Commerce sont chères.

Les "vraies grandes" sont en passe de devenir "gratuites" pour ceux qui ont le concours, mais des difficultés de financement. 

La première bonne nouvelle, c'est que la France aura bientôt beaucoup de "petits Obama". En effet, à l'Insead, Barbara et Sandra avaient déjà levé 200 millions d'euros de fundraising philanthropique. Un étudiant  qui a le concours de l'Insead, mais ne peut pas payer, peut désormais faire cette Ecole.

Ces fonds servent à donner comme aux USA, des Bourses privées aux étudiants méritants.
 
La seconde bonne nouvelle, c'est que Barbara et Sandra sont maintenant à la Fondation HEC, et y ont fait un travail remarquable : 41 millions de fonds levés ou promesse de dons, sur les 100 que lève actuellement la Fondation.

Le fundraising philanthropique pour les Grandes Ecoles est une excellente chose. Il va produire une transformation majeure de la société française.

C'est aussi  un fruit directement issu des lois Tepa.

Un grand bravo à Barbara, Sandra et cette France qui bouge dans la bonne direction.



 

February 26, 2009

Un IGH est la signature par excellence de la flamboyance d'une économie

Un IGH (Immeuble Grande Hauteur) est la signature par excellence de la flamboyance d’une économie.

 La Tour Eiffel a en son temps crevé des plafonds. A cette époque, la France était en pleine expansion et il fallait montrer cette belle santé  à l’Exposition Universelle de 1889.

 Mais si une belle économie est une condition nécessaire, il faut aussi un catalyseur pour faire aboutir un projet de type IGH.

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Gustave Eiffel a été un ingénieur de haut niveau, capable de concevoir la Tour avec ses équipes. Il a été un grand entrepreneur en exportant ses ouvrages dans le monde, et en se montrant capable de les réaliser (sauf le Canal). Il a enfin été un fin politique en sachant convaincre et dépasser toutes les oppositions qu’il déchaîna…

 L’ingénieur, inspiré par la Loi d’Economie et conduit par le calcul, nous avait mis en accord avec l’univers. Il nous avait fait toucher l’harmonie. 

En 2009, presque tous les IGH se construisent exclusivement en Asie et dans les Emirats.

 L’économie de ces pays est flamboyante et les 300 mètres la Tour Eiffel font figure de «nain» à côté du kilomètre de hauteur que fait «Al Burj» à Dubaï.

Prions pour que la France produise vite un nouveau «Gustave Eiffel» ?

Grand prix 2007 : Eco Building Performance

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January 24, 2009

Economie quaternaire

Une réalité n’est jamais commentée.

Un individu qui dort 7 heures par nuit et vit 86 ans, va avoir un temps éveillé de 86*17*365 = 533 630 heures.

Il travaillera de la sortie de ses études à 25 ans jusqu’à 65 ans, avec trois ruptures d’emploi qui dureront un an. Sa durée moyenne de travail correspondra à : 37*7*217 = 56 203 heures.

Hors 56 203 /  533 630 =  10,5 %

Aujourd'hui, le travail ne représente que 10,5%  de la vie éveillée.

La croissance de la richesse a doublé entre 1973 et 1995. Elle s'est accompagnée d’une réduction du volume global de travail. De plus en plus de richesses avec de moins en moins de travail.

Le temps ainsi libéré du travail, temps représentant 90% de l'existence, est loin de se réduire à un temps de consommation passive  ou d'inactivité.

C'est un temps d'information, de formation, de réalisation de soi, d'activités familiales, de socialisation, de production individuelle (autoproduction) ou collective, d'engagement associatif.

C'est à dire un temps productif à part entière.

L'ensemble de ces activités représente une production de richesse supérieure à la production du travail formel, entre 110 et 120% du PIB  (source INSEE)

Ce qui est produit hors travail est supérieur au travail lui-même.

Mieux, la qualité, la performance, la valeur et finalement la productivité du travail marchand sont étroitement dépendantes du développement des activités hors travail.

Nous sommes donc dans une économie de l'immatériel où l'information et ses technologies, la formation et le capital humain, les services personnalisés et la connaissance de la demande sociale sont au coeur de la croissance.

Je qualifie cette économie, à côté et dans le prolongement des secteurs économiques existants (primaire, secondaire et tertiaire) de "quaternaire".

Le secteur quaternaire, qui abrite l'économie immatérielle et son potentiel d'intelligence, est le vehicule de renaissance et d’une phase d'expansion nouvelle. Il permet le déversement et le transfert d'un secteur à l'autre, comme le primaire agricole s'est autrefois déversé sur le secondaire industriel, et ce dernier sur le tertiaire des services.

Toute l'histoire économique prouve qu'il s'agit d'un mécanisme fondamental pour utiliser les gains de productivité et relancer l'économie vers de nouveaux besoins à satisfaire.

Le secteur quaternaire permet, en offrant une solution de rechange ou une activité complémentaire, de libérer le travail dans le secteur marchand, de le rendre plus productif et finalement de mieux le partager.

Le travail, l'emploi et le marché ne peuvent plus être les principes fondateurs de nos sociétés puisqu'ils font chaque jour preuve du contraire.

C’est le milieu associatif, qui aujourd'hui restaure le lien social au triple sens du lien interpersonnel, du lien collectif et du lien d'appartenance à un espace national.

January 04, 2009

Penser le changement ou changer le pansement ?

Les médias ont amplement traité de la crise, en oubliant de la resituer dans son contexte historique.

Ce contexte pourtant, sans diminuer les souffrances ni expliquer les fautes commises et qui nous ont précipité dans une situation tendue, remet en perspective ce qu’il conviendrait plutôt d’appeller “Re-naissance” que crise…

L’épisode de la faillite d’une partie de notre système bancaire n’est en réalité qu’un façade, masquant les véritables enjeux de la re-naissance de notre monde, de sa mutation profonde qui se révèle sous nos yeux après avoir été silencieusement à l’oeuvre depuis des années.

Comme l’écrivait très justement Fernand Braudel, historien de la dynamique du système capitaliste, la crise est un passage d’un monde à l’autre, d’un “centre à l’autre”. Madrid, Paris, Londres ont été des centres de pouvoir et d’influence, comme l’étaient encore New York ou Washington il y a peu : mais le temps de l’histoire dessinent de nouveaux ensembles et bouleversent la donne…

Les cartes sont redistribuées au gré des changements des fondamentaux d’une époque vers un temps nouveau. L’invention de nouvelles technologies, la fin d’une suprématie géopolitique, la découverte de nouvelles idées sont des phénomènes nécessairement long, sous-terrrains : la crise n’est que l’écume visible de ces vagues et révèle à un moment donné de l’histoire le changement.

La fin des colonies, l’invention de la poudre, la découverte de l’Amérique, la mise au point du trafic aérien de masse, les découvertes génétiques : ces évènements de civilisation, en s’accumulant, entraînent des changements d’époque : les anciens repères moraux, intellectuels et politiques disparaissent pour se réorganiser sous une forme nouvelle.

Et c’est précisément ce que nous sommes en train de vivre. 

De la crise, on ne retient souvent que l’aspect destructeur. La crise, par définition, détruit un monde ancien et le précipite dans l’abîme.

Mais dans le même mouvement, elle prépare un monde neuf. Si on ne se concentre que sur elle, par effet de loupe, on passe à côté des enjeux véritables des mutations à l’oeuvre et qu’elle catalyse.

La crise dessine ainsi le changement de centre du monde, vers un nouveau centre politique, culturel et économique, qui se trouve intellectuellement sur le Web, physiquement en Asie et générationnellement chez les moins de 30 ans. 

-       Catalyse n°1 / Nous vivons l’an 1 de l’ « Information Age », après une longue préhistoire qui s’étend de Pascal et de l’invention de la logique binaire à l’avènement récent du web grand public. Nous sommes entrés dans une société où la connaissance et le savoir sont des matières premières de la production de richesse. La production, au sens primaire et secondaire du terme, est désormais une partie ténue de la marge générée, de la valeur produite par nos économies. Ce sont les aptitudes à la conception, l’analyse, la veille, et la conviction qui dominent le marché et produisent la valeur. “Talent makes Capital Dance”… Dans un monde où l’énergie n’est plus lié à la seule production du charbon ou du pétrole, où les capacités de production sont nombreuses, c’est le talent et l’aptitude humaine à la différenciation et à l’innovation qui fait la différence. L’Inde, à ce titre, s’installe durablement dans la course à la suprématie, peut-être plus que la Chine qui a fait pour l’instant des choix exclusivement industriels. L’Inde privilégie l’intelligence et la formation. C’est aujourd’hui la première nation du savoir : les thésards y travaillent pour les salaires d’ouvriers français. Internet est le premier outil de travail et d’action de cette nouvelle économie de l’intelligence et du savoir.

Les multinationales, les médias & les networks, les gouvernements et leurs agences, vont devoir radicalement repenser leur activité à l’aune de ces nouvelles technologies et de cette société du savoir.

 

Catalyse n°2 :  Un nouveau monde est né. Il veut le pouvoir : la Chine, l’Inde, et dans une moindre mesure le Brésil et la nouvelle Russie, ne sont plus des dominés. Ils veulent prendre le pouvoir.

De facto, en Afrique, bassin traditionnel du test de rapport de force des puissances depuis la colonisation, les BRIC ont déjà pris leur marque. Ces pays, souvent écartés de la ligne supposément raisonnables du conseil de sécurité, ont soif d’influence. Leurs capitales sont déjà des capitales mondiales et leur culture a largement interconnecté la nôtre, notamment pour la Chine.

 Cette crise est la leur : le pouvoir passe de l’Occident à l’Asie, sur un croissant de Moscou à New Dehli, en passant par Shanghaï. La nouvelle capitale du monde est là quelque part dans le sous-continent Indien. 

 

Catalyse n°3 : Une génération nouvelle est née. Cette génération n’a pas de précédent dans l’histoire de l’humanité. Elle est globale, habituée de toutes les cultures et pays, née avec le web.

Elle est (partiellement) libérée des carcans religieux ou moraux qui ont conditionné les cadres de vie des précédentes générations (les précédentes générations ont consacré leur énergie à s’en libérer).

Ceci ne signifie pas la fin de la spiritualité. La fréquentation de la messe par les premières années, sur la campus HEC, est à un taux qui n’a jamais existé depuis 50 ans (10%).

Ce signal faible prouve l’avènement d’un nouvel ordre de valeur surprenant par sa dualité, individualiste & égotiste, humble & éthique.

La nouvelle génération découvre les réseaux sociaux sur Internet et leur formidable puissance d’être l’architecte de sa relation de « moi» à «nous».

Elle est surtout éduquée.

Le fossé de l’instruction s’est réduit, à l’exception de l’Afrique sub-saharienne. Des jeunes dans le monde entier savent et maîtrisent les fondamentaux nécessaires pour devenir un travailleur du savoir.

 

La mondialisation dispose à présent d’une grande Nation. 

 

 

Les gagnants de la re-naissance du monde : ce sera la génération qui arrive.

Elle n’a encore rien à perdre. Elle dispose des connaissances et des aptitudes nécessaires pour prospérer dans ce nouvel âge de l’information.

Ces nouveaux pays sont libres de démarrer de zéro et d’inventer une économie profilée aux défis de demain.

 Je vous livre ma conclusion : « Face au monde qui change, avec ces gagnants, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement de notre belle France»

December 21, 2008

Quel avenir pour le LBO ?

Dans un monde qui affronte la plus grave économique et financière qu'il ait connue depuis 1929, deux jeunes ingénieurs des Mines s'efforcent d'y répondre.

L'article de qualité, publié dans la Gazette de la Société et des Techniques de novembre 2008, mérite de figurer dans ce billet.

Discours remarquable du Président de la République à l'Ecole Polytechnique

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Un discours d'exception, volontaire.
Je félicite le ou les conseillers qui ont rédigé ce discours.

En voici quelques extraits croustillants : "on n’est pas capable de reconnaître que notre modèle d’intégration, après avoir été longtemps un modèle de promotion sociale est devenu un modèle de reproduction sociale. On ne peut pas voir le décalage toujours plus grand qui saute aux yeux entre la diversité de la société française et l’homogénéité sociale et culturelle toujours plus grande des élites que produit notre système éducatif. 

On ne peut pas ne pas voir parce que cela saute aux yeux que notre système de sélection interdit l’accès aux responsabilités à certaines catégories de la population. 

 

Je le dis avec gravité, notre société se trouve aujourd’hui menacée de devenir une mosaïque de communautés repliées sur elles-mêmes..."


December 13, 2008

Du leadership européen à l'excellence mondiale

HEC évolue aujourd’hui au sein d’une concurrence globale qui l’amène à transposer son leadership européen en excellence mondiale. L’enseignement supérieur est devenu un marché international très compétitif où les business schools doivent innover et se différencier pour continuer d’exister.

Dans ce contexte difficile, l’excellence et l’ouverture demeurent les valeurs clés dans lesquelles les ambitions mondiales d’HEC puisent leur force. Investir dans une recherche de pointe et un corps professoral de renommée internationale est maintenant d’une évidente nécessité tout autant qu’attirer les meilleurs talents du monde entier grâce à des programmes de bourses particulièrement attractifs.

HEC doit relever ces défis mais ils ont un coût et leur financement est vital. La Fondation HEC a donc voulu renforcer le soutien croissant qu’elle apporte à HEC depuis plusieurs années et s’est donnée comme objectif de lever 100 millions d’euros d’ici 2013.

Pour atteindre cet objectif, la communauté des diplômés et les entreprises partenaires doivent intensifier leur mobilisation et apporter les fonds décisifs pour la performance future d’HEC. En parallèle, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris s’est engagée à maintenir son soutien et à investir 100 millions d’euros pour que le campus d’HEC grandisse et se rénove.

La présence en France d’une école de management de réputation mondiale constitue un atout majeur pour les entreprises et représente un facteur supplémentaire de croissance et de compétitivité nationale.

Elle permet également de réaffirmer une action citoyenne garante de diversité et de promotion sociale, chère à nos valeurs républicaines.

Ensemble, diplômés et partenaires, engageons-nous dans cette Campagne 2008-2013 dont la réussite garantira le rayonnement d’HEC, sera le moteur des transformations de l’enseignement supérieur et de la recherche, et renforcera la compétitivité de nos entreprises.

Merci d’être à nos côtés.