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June 25, 2008

Hécatombe boursière dans le secteur de bâtiment

PARIS (AFP) - Forte baisse des mises en chantier de logements entre mars et mai, mauvais résultats au premier semestre pour plusieurs promoteurs, chute des cours de Bourse des groupes immobiliers et du BTP: des nuages noirs s'accumulent sur le secteur du bâtiment.

Les mises en chantier de logements en France ont de nouveau fortement baissé entre mars et mai, de 21,6% à 83.166 unités, et les permis de construire de 19,9%, à 112.933 unités, selon les chiffres du gouvernement publiés mardi.

Sur les 12 derniers mois, le nombre de mises en chantier est seulement en repli de 2,6%, à 410.032 unités. Mais le nombre de permis de construire a reculé de 10,7%, à 511.377 unités.

"Le niveau de construction demeure important malgré des écarts entre régions", souligne auprès de l'AFP le ministère du Logement. "Au cours des 12 derniers mois, dans deux des principales régions tendues, la construction est restée dynamique, en Rhône-Alpes, avec une progression de 12%, ou l'est devenue en Ile-de-France avec une progression de 10%", précise-t-il.

Le président de la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC), Jean-François Gabilla, ne se montre "pas surpris de ces chiffres qui traduisent mathématiquement la baisse des ventes de logements neufs aux troisième et quatrième trimestres 2007 et au premier trimestre 2008".

En mai, les mises en chantier (ne) se sont repliés (que) de 10%, des chiffres qui, selon le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), "démontrent une petite embellie, même si elle n'est pas suffisante".

La chute globale est particulièrement ressentie par les principaux promoteurs. Après Kaufman and Broad, qui vient d'annoncer une chute de 71,3% de son bénéfice au premier semestre et prévoit un recul de l'ordre de 5% de son chiffre d'affaires pour 2008, ce sont les Nouveaux Constructeurs (LNC) qui ont revu à la baisse leurs prévisions.

Le groupe d'Olivier Mitterrand table désormais sur une croissance du chiffre d'affaires entre 10% et 15% en 2008 contre 20% auparavant et une marge opérationnelle courante d'environ 8% contre 10%.

"Il y a un effet ciseaux avec une demande d'acheteurs moins solvables mais avec des prix du foncier et de construction qui ont fortement augmenté alors que les taux d'intérêt remontent", explique Jean-Luc Poidevin, directeur général délégué en charge du logement chez Nexity .

Conséquence inattendue: la planche de salut pourrait venir du logement social.

"On a beaucoup de propositions de promoteurs privés qui nous demandent de reprendre la moitié de leurs opérations, par exemple à Toulouse, en Alsace et en Normandie", souligne Yves Laffoucrière, directeur général du groupe 3F, l'un des principaux intervenants du logement social avec 150.000 logements en portefeuille.

Les marchés financiers sanctionnent durement les dernières annonces. L'action de LNC, après avoir perdu 37,5% de sa valeur depuis le début de l'année, a dévissé durant la journée de mardi avec un repli de 9,02% à 16H00.

Par contagion, tout le secteur du BTP souffre à la Bourse de Paris. Depuis le début de l'année les baisses sont impressionnantes: Bouygues (-28%), Vinci (-22%), Eiffage (-36%), Saint-Gobain (-39%) ou le promoteur Nexity (-42%) dont les résultats du premier semestre, le 31 juillet, sont très attendus.

June 21, 2008

La confiance

La confiance renvoie à une attitude générale, rencontrée dans des circonstances multiples, où une personne détermine son comportement sur la base d'un sentiment plus que sur un raisonnement ou sur une recherche totale de preuves.

Elle peut tout aussi bien concerner la confiance en soi que celle envers les autres et celle envers la tournure que prendront les évènements (optimisme).

Faire confiance, c'est d'une certaine façon, se déterminer spontanément, en faisant l'économie d'une analyse fouillée et rationnelle

D'où provient la confiance ?

La confiance peut à l'extrême (surconfiance) trouver sa source dans une nécessité (se décider rapidement), dans une attitude de paresse (ne pas réfléchir), voire dans un simple trait de caractère, ce qui est révélateur de la difficulté d'une interprétation trop catégorique. Elle traduit l'incapacité des individus à s'interroger sur tout ou à craindre tout avant d'agir.

Mais une confiance mal orientée peut diminuer la vigilance, ce qui peut se révéler très dommageable face à un danger réel.

La confiance est d'abord le fruit d'un effet d'expérience : la réussite répétée d'une action construit la confiance, qui peut conduire à une forme de comportement réflexe (passer au feu vert lorsque les autres s'arrêtent au feu rouge).

Aspects sociologiques

Mais plus généralement la confiance est générée par un sentiment d'empathie (je fais confiance à ceux que j'aime ou que je trouve sympathiques), par le respect accordé à une personne ou à une idéologie (logique d'autorité), ou enfin par des gages apportés à cette fin et produits par des personnes ou des institutions bénéficiant des caractères précédents.

Ce dernier mode renvoie à toute une logique de construction volontaire de la confiance, qui met en jeu l'État, des procédures et des institutions relais de statuts variés.

Cependant, ce sur quoi se fonde la confiance peut se révéler trompeur. Les acquis sociaux, les statuts, ou les excès de privilèges peuvent ne plus cadrer avec des situations qui exigent des changements d'orientation.

On peut considérer la foi religieuse et l'attitude vis-à-vis du sacré comme une forme ultime de la confiance : la confiance en Dieu.

La confiance a une place importante dans la vie politique, dès lors que les leaders élus ou désignés doivent en règle générale rester attentifs à la confiance qui leur a été faite lorsque le pouvoir leur a été délégué.

La confiance a une utilité sociale évidente au sens où elle favorise l'attitude de coopération, et toute l'activité économique (échanges, prise de risque, initiatives).

Toute société organisée tend d'ailleurs à générer en son sein un certain niveau de confiance, dont elle peut difficilement se passer pour exister en tant que collectivité solidaire, mais aussi un sentiment opposé de méfiance, par rapport aux autres, au sens des personnes non-reconnues membres de la tribu.

Inspirer la confiance

On constate que la confiance est accordée à ceux qui disent la vérité, qui n'omettent pas d'éléments essentiels, et qui ne cherchent pas exclusivement leurs intérêts personnels : vérité sur les représentations cosmologiques, sur la difficulté d'une situation, sur le respect d'une législation, etc.

Camoufler un élément du contexte génère nécessairement de la méfiance, ce qui est dommageable pour celui à qui l'on a accordé sa confiance.

Mais la confiance n'est-elle pas une extension de la jalousie ?

Controverses sur la confiance

Fondée sur le sentiment, et non sur la raison, la confiance peut apparaître aux rationalistes comme une manifestation archaïque d'une propension des hommes à suivre leurs croyances. Elle rappelle d'une certaine manière la primauté du subjectif sur l'objectif, et l'irréductibilité du comportement « spontané » de l'homme à la raison.

L'attachement des hommes à la confiance peut être mis en regard de leur souhait profond de donner une forme à leur liberté, fût-elle faite de non-raison.

La confiance a un rapport souvent plus difficile à définir avec la connaissance. Il faut en fait distinguer une connaissance se présentant comme absolue, en rapport avec les modèles de la science et des savants, qui a vocation à s'imposer par elle-même sans égard à une éventuelle confiance, et une connaissance plus dépendante du contexte et partiellement empirique, reposant assez largement sur des avis d'experts, auxquels s'appliquent une confiance plus ou moins marquée.

La confiance en soi

L'attitude des parents envers leur jeune enfant influence l'ampleur de la confiance en soi qu'il développera au cours de son existence.

Il est connu que la confiance en soi est généralement plus solide chez celui qui s'est senti aimé, encouragé et félicité au cours de son enfance.

Cependant, certains enfants dont le caractère a été façonné dans l'adversité plus que dans la ouate, pourront développer une confiance en eux de premier plan, même s'ils se sont sentis ignorés et dénigrés par leurs parents et leurs supérieurs durant leur tendre enfance.


June 08, 2008

Du Bouddhisme à autre chose ...

P1010011  "Savoir oser" est la devise Hec.

Certains osent le chemin du  Bouddhisme vers le catholicisme.

C'est ce qu'a fait ce 8 juin 2008 Bachlan, pour le bonheur de tous, en l'Eglise de la Celle St Cloud.

Mille bravos pour cette magnifique cérémonie de catéchuménat et la sympathique réception qui a suivi.

May 09, 2008

La Loi "Grenelle 1" arrive

Le projet de Loi dit "Grenelle 1" vient de sortir.
Download 1._Projet_de_loi_cle158561.pdf

Le projet est très ambitieux.
Dès 2012,  tout permis de  construire ne pourra être accordé que si le bâtiment est HQE, cad pour simplifier à moins de 50KWh/m2/an de performance énergétique.

Dans l'état de l'offre actuelle en matériaux existants, ceci porte le seuil de prix de la construction neuve à un plancher de 2 300 euros le m2.

May 08, 2008

La stratégie de Google dans les réseaux sociaux

Google a annoncé fin 2007, sa stratégie de réseau social, du nom de code “Maka-Maka”.

Le projet de Google porte le nom d’OpenSocial, qui n’est ni une nième plateforme, ni un méta-réseau comme on aurait pu l’imaginer.

Open Social est une séries d’API qui permettent à des développeurs de créer des applications compatibles avec toutes les plateformes sociales qui désirent participer au programme.

Contrairement à Facebook, les API’s d’Open Social ne vont pas nécessiter d’apprendre un nouveau langage (FBML).

Un développeur n’a pas à choisir la plateforme sociale pour laquelle il développe son application. Il utilise ses codes existants en Javascript et Html, et les modifie à peine pour leur mise en place.

3 types d’API’s existent dans Open Social :
- celles pour le profil utilisateur,
- celles pour le réseau social
- celles pour le flux d’activités (news feed).

Si un site accepte de participer, il retourne les données appropriées en utilisant ces APIs.

Pour l’instant, certains points clefs comme la possibilité d’inclure de la publicité ou le mode d’inscription pour utiliser ces API’s n’est pas précisé.

Google a déjà «labellisé» des « Hotes » c.a.d ceux qui hébergent les applications et des développeurs.

Les premiers hôtes sont :
- Orkut,
- Salesforce,
- LinkedIn,
- Ning,
- Hi5,
- Plaxo,
- Friendster,
- Viadeo
- Oracle

Les premiers développeurs sont :
- Flixster,
- iLike,
- RockYou
- Slide

Zlio sera la première start-up française également partenaire du programme.

Avec la prolifération des plateformes sociales, un développeur devait faire face à un dilemme quand il s’agissait de créer une application. Il devait soit choisir sa plateforme soit multiplier les efforts pour être présent sur les principales plateformes.

Google est en train de rendre ce dilemme caduque et va faciliter la vie des développeurs.

May 05, 2008

Seed capital


Le Centre for Venture Research de l'Université du New Hampshire, s'intéresse depuis bientôt 30 ans au marché du financement d'entreprises par les Business Angels.

L'enquête annuelle 2007 confirme une donnée historique : les investissements des Business Angels aux USA dans des start-ups représentent près de 4 fois le montant total investi par les fonds de Capital Risque en France.

Le CVR comptabilise un total de 26 milliards de dollars investis par 258 200 business angels dans 57 120 entreprises.

39% vont sur des deals en seed/early stage, soit 10,4 milliards de dollars.

Au niveau de la répartition sectorielle, les 2 secteurs traditionnels du Capital Risque (software et biotech) représentent 39% des entreprises financées, soit près de 9 000 sociétés qui collectent donc environ 4 milliards de dollars.

Ce montant de capitaux injectés par les Business Angels américains dans des start-ups technologiques aux premiers stades de leur développement, est à rapprocher des 960 millions d'euros investis l'année dernière par les fonds de Capital Risque français à tous les stades.

Cette disproportion du rapport de force habituel entre les USA et l'Europe, a pour conséquence que des projets français  comme 6nergies.net, dont la technologie interne est comparable à Facebook, qui gagnent tous les concours en France (Best Innovation Capital IT, plus belle levée de fonds XMP Angels) se retrouvent face à Facebook qui lève 250 millions de dollars en premier tour.

Le financement de l'innovation est donc toujours à l'état inexistant en France.

L'aspect rassurant est qu'il ne s'agit pas de fonds d'investissements aux US,  mais de particuliers qui gèrent leur argent personnel.

Ces particuliers mettent en moyenne, à plusieurs,  un demi million de dollars par projet, en plus de leur savoir faire (100 000 dollars chacun).

A rapprocher du chiffre édifiant de la situation actuelle de 2008 : le gagnant de Capital IT Paris ou de Tremplin Essec/Sénat a une chance sur deux de lever 1 million d'euros en seed capital, en 18 mois.

Si la France était les Etats-Unis, nous aurions chaque année 9 000 start-ups technologiques financées en amorçage, et soutenues chacune par 5 professionnels avisés !

Le modèle divisionnel : pour une croissance externe réussie

Quand une société du monde des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication en achète une autre, le succès n’est pas toujours garanti.

Grossir n’est pas une fin en soi ! Réussir une croissance externe en NTIC requiert certaines précautions.

Pour avoir oublié ce principe, trop d’entreprises ont payé chèrement leur course à la taille.

Comme partout, chaque acquisition s’inscrit au départ dans une stratégie de Groupe. Le cahier des charges, qui comprend des critères d’analyse économique, business et sociaux doit être précis et non “négociable”.

L’objectif est de vérifier non seulement les comptes mais aussi la cohérence avec les valeurs managériales et humaines qui portent le Groupe.

Une fois l’entreprise acquise, reste à l’intégrer et à activer les synergies révélées dès la phase d’analyse.

Pour cela, je suis favorable au principe de s’appuyer sur les équipes dirigeantes des nouvelles entités, dont le maintien à la tête de leurs unités reste une priorité.

Je suis aussi favorable à la création d’une entité transversale, dite  Direction de l’Intégration.

Outre les opérations d’accueil, de formation et d’information des personnels, l’intégration des entreprises et leur valorisation se fait sur la base du modèle dit “ divisionnel”, dont les avantages ont déjà fait leur preuve.

Le modèle divisionnel allège les entreprises acquises des fonctions administratives non directement opérationnelles afin de leur permettre de se concentrer sur leur fonction première : le service au client, l’amélioration de leur marge et de leur chiffre d’affaires.

Disposant d’une large autonomie opérationnelle, les nouvelles filiales peuvent ainsi se concentrer sur leur marché, intensifier leur présence auprès des clients et mener les opérations de développement qu’elles jugent nécessaires.

Entités à taille humaine, disposant chacune de leur propre spécificité, elles s’inscrivent de fait dans le tissu économique local et possèdent ainsi une forte réactivité par rapport à la demande.

Centres de profits dotés d’objectifs et de moyens propres, elles disposent parallèlement de tout le savoir-faire, de la taille et des compétences du Groupe acquéreur.

De son côté, la holding prend en charge les opérations de back-office, c’est-à-dire la gestion administrative des nouvelles entités. Elle suit et contrôle au jour le jour l’évolution des filiales afin de répondre immédiatement et du mieux possible aux demandes formulées. Elle veille en permanence aux économies d’échelle, aux gisements de valeurs, aux synergies et procède régulièrement à l’analyse des risques et à la consolidation des chiffres Groupe ainsi qu’à leur analyse.

Pensé pour faciliter l’intégration, le modèle divisionnel est un élément fondamental d’une politique de croissance externe.

Il met en valeur les forces de chacun et s’appuie sur la compétence des Hommes et leur capacité entrepreneuriale.

L’ensemble est conçu comme une structure participative et non pyramidale.

L'Escargot / Jouy-en-Josas

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La Communauté Chrétienne HEC rassemble les diplômés du groupe HEC qui se reconnaissent dans un désir commun :
- d'exprimer leur foi chrétienne ;
- de soutenir l'Eglise ;
- et en particulier d'aider les étudiants à témoigner de leur foi sur le campus.

La Communauté Chrétienne HEC a construit et gère la chapelle du campus, communément appelée l'Escargot, qu'elle met à la disposition des étudiants et de l'aumônier. L'Escargot est le lieu de rencontre des étudiants et de leurs anciens.

Chaque année, quelques manifestations religieuses ou culturelles rassemblent les étudiants et les anciens.
Elle co-produit avec les jeunes la revue Empreintes HEC tirée à 2500 exemplaires, diffusée sur le campus et à tous les membres de notre association.

May 04, 2008

Mériter la fidélité

La fidélité est aujourd’hui un atout compétitif fondamental.

Dans une économie et une société qui voient s’accroître les infidélités de toutes sortes — religieuses, politiques, financières, conjugales, commerciales —, ce qui est de plus en plus rare devient de plus en plus cher, et la fidélité choisie n’a pas de prix car elle est le fruit de cette même liberté qui engendre l’infidélité.

En même temps, la fidélité ne peut être l’objet d’une exhortation ou d’un impératif ; plus que jamais elle se mérite et s’entretient.

Cette fidélité dont la valeur était faible tant elle était contrainte devient un enjeu concurrentiel inégalable dans l’économie de marché.

Toutes les fidélités se méritent et constituent, à ce titre, la tâche d’une entreprise.

C’est un défi difficile car il lui faut obtenir à la fois la fidélité de ses actionnaires, de ses clients et de ses salariés. Or, dans les perspectives de chacun d’entre eux, leurs intérêts peuvent sembler contradictoires.

Certes, l’entreprise peut penser avec raison que ces contradictions ne sont qu’apparentes car, surtout dans la prestation de services, des salariés volontairement fidèles satisfont des clients dont la fidélité est propice aux bons résultats de l’entreprise, eux- mêmes souhaités par l’actionnaire.

Mais les échéances ne sont pas les mêmes et le souci du court terme contredit souvent des préoccupations du moyen ou du long terme quand même il y aurait cohérence objective entre les intérêts de tous les acteurs.

Il faut donc bien commencer par un bout, choisir la fidélité que l’on privilégie et qui doit entraîner toutes les autres.

Il me semble difficile de raisonner autrement qu’en terme de causalité, c’est-à-dire autrement qu’en structurant, en ordonnant ses opérations allant des causes aux effets.

De ce fait, la politique de gestion des ressources humaines est une priorité dans un groupe de services puisque, contrairement au secteur industriel, la relation est directe, immédiate, sans intermédiaire entre le prestataire et le client. L’effet est donc direct, immédiat, sans intermédiaire sur le client qui fait vivre l’entreprise avec une liberté qui s’accroît de jour en jour sous le double effet de la mondialisation et du e-commerce.

Pour un client, la fidélité des salariés qui appartiennent à l’entreprise choisie comme fournisseur est une garantie de suivi et de continuité car elle signifie que cette entreprise a une âme.

Il n’est pas facile dans un groupe qui construit sa croissance sur la qualité de ses services mais aussi sur des acquisitions multiples de donner une cohérence à sa gestion des ressources humaines : chaque nouvel élément du groupe a ses traditions, ses mœurs, ses coutumes.

Et pourtant ce doit être un objectif car l’identité d’un groupe se fonde plus sur les Hommes que sur des slogans, des marques ou des logos. Les Hommes sont les premiers supports de la communication interne : ils travaillent, s’émeuvent, parlent et se disent l’entreprise les uns aux autres.

Les instances d’appartenance sont plurielles dans notre société, instances privées, professionnelles et publiques - la famille nucléaire, la famille élargie, l’entreprise, le groupe, la commune, la nation et autres intermédiaires dans certains cas.

Mais le temps doit permettre d’engendrer une fidélité au groupe dans le cadre de sa croissance et de ses implantations multiples ou éclatées. Cette fidélité donne de la souplesse dans les allocations de ressources et dans la bonne intelligence des équilibres qu’il faut trouver au sein d’une entreprise dont le déséquilibre est la condition de toute marche en avant. C’est le rôle de chaque manager d’être à la fois le responsable de son propre territoire et le représentant du groupe dans toutes les opérations concernant les ressources humaines, qu’il s’agisse de recrutement, de gestion des carrières ou de formation.

Les analystes financiers les plus perspicaces commencent à prendre en compte ces éléments invisibles en haut ou en bas de bilan. L’entreprise moderne doit toujours faire le pari des meilleurs et non des pires.

TEPA et marge arrière

Le SRP (Seuil de Revente à Perte) dit Galland 1997-2005

L'article 11 de la loi dite Galland précise :

« [...] Le prix d'achat effectif est le prix unitaire figurant sur la facture majoré des taxes sur le chiffre d'affaires, des taxes spécifiques afférentes à cette revente et du prix du transport. [...] »

Le changement provenait de « figurant sur la facture » excluant de fait toutes rémunérations différées ou non encore acquises au moment de la transaction. Cette définition induisait un nouveau calcul pour le seuil de revente à perte et l'utilisation d'un nouveau vocabulaire pour distinguer l'origine de la marge par le distributeur (marge avant, marge arrière et seuil de revente à perte). La marge arrière était la rémunération que le distributeur ne pouvait pas déduire de son prix de revient. La marge avant était éventuellement la marge appliquée sur le prix de revient. Quant au seuil de revente à perte, sa définition était désormais inscrite dans un texte de loi.

En ce qui concerne la [vente à perte], interdite par la loi française (Article L.420-5 du code de commerce), la question est plus délicate : les marges arrière ne figurant pas sur facture (la plus grande partie) ne peuvent en aucun cas être incluses dans le calcul du prix de revient, faute de quoi le distributeur s'expose à de lourdes sanctions (Article L.442-2 du code de commerce).

Toutes les propositions commerciales étaient faites avec une « descente tarifaire » indiquant très clairement le SRP (Seuil de revente à perte) et il va sans dire que pour toutes les centrales d’achat sur le territoire national français, celui-ci était pratiquement le même.

Le SRP dit Jacob-Dutreil à partir de 2006-2007  [modifier]

L'amendement Dutreil a modifié en 2006 les règles de calcul du SRP. L'article L.442-2 du code de commerce modifié par cet amendement précise :

« [...] Le prix d'achat effectif est le prix unitaire net figurant sur la facture d'achat majoré des taxes sur le chiffre d'affaires, des taxes spécifiques afférentes à cette revente et du prix du transport et minoré du montant de l'ensemble des autres avantages financiers consentis par le vendeur exprimé en pourcentage du prix unitaire net du produit, et excédant un seuil de 20 % à compter du 1er janvier 2006. Ce seuil est de 15 % à compter du 1er janvier 2007.[...]»

La première partie est simplement l'article précédemment cité de la loi Galland complété pour pouvoir réintégrer une partie des rémunérations qui change de dénomination pour « autres avantages financiers ». Le terme « marge arrière » n'a donc plus de signification légale depuis le 1er janvier 2006.

La loi Châtel fixe un nouveau SRP 2008

Début 2008, la loi Châtel modifie une fois de plus le SRP (Seuil de revente à perte) permettant aux distributeurs d'inclure tous les autres avantages financiers dans les prix.

Un Nouveau texte de loi 2008-3 vient faire évoluer cette réglementation.

Utilisation et controverses autour des marges arrière

Abus dans la grande distribution française

Les marges arrière les plus connues sont celles que les chaînes de grandes surfaces françaises négocient avec leurs fournisseurs, sous peine de déréférencement. Elles sont typiquement de 30 à 35 % du prix d'achat et, dans des cas extrêmes,peuvent atteindre le taux de 60 % .

Les marges arrière peuvent prendre des formes diverses : contrat de coopération commerciale, RFA (Remise de fin d'année), etc.

La puissance d’achat de la grande distribution incite les fournisseurs, qu'un déréférencement peut mettre en difficulté voire acculer à la ruine, (puisque par ailleurs les frais fixes continuent pour eux à courir), à accepter ces conditions. Celles-ci sont parfois accusées de masquer partiellement la vérité des prix en faussant les calculs de marges. Le rapport Le Déaut sur l'évolution de la distribution propose quelques pistes pour lutter contre les abus de situation de dépendance économique.

Certains fournisseurs peuvent cependant s’opposer à ce chantage, comme le producteur de crème de marrons de l’Ardèche Clément Faugier, qui a pu disparaitre des rayonnages de toutes les grandes surfaces sans être remplacé : aucun concurrent ne proposant de produit de sa qualité, les clients ont réclamé son retour. 

Utilisation de la marge arrière par les fournisseurs

Certains fournisseurs utilisent ce système de marges arrière pour encourager l’investissement d’un revendeur, le récompenser d’une performance dans les ventes (et ainsi susciter une émulation entre revendeurs, et au détriment d’un concurrent), ou le dédommager pour le recyclage de produits usagés (cf. Epson).